Bonjour, tout simplement ...


Un blog ? Un blog OUUIII !!!

 

§ Pour s’évader dans l’imaginaire.

 

§ Et/ou se situer en observant.

 

§ Pour les petits ou gros coups de gueule retranscrits, si possible, au second degré (on essaie !).

Pas forcément, je le précise bien, en relation avec l'actualité, mais avec des sujets, des images qui m'ont frappée, dans le bon ou le mauvais sens, le rire, l'amusement, l'agacement plus ou moins vif.... thèmes que je reprends en y repensant soudainement. Selon l'humeur, selon le jour.
 

§ Plus en profondeur quand la vie semble nous l’imposer.


§ Pour témoigner d'une admiration, "rendre hommage". 
 

§
Un espace pour se retrouver, soi, mais aussi pour partager, échanger le rire, l’absurde, ainsi que  le vécu, le ressenti.

 

Ceci en toute sincérité et honnêteté, un blog/reflet en quelque sorte.

 

 

Les commentaires sont les bienvenus !

 

La porte est ouverte.


Corine Caporlan

 

 

                                                                                           Copyright

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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 20:54

 

 

Je me doutais bien que les jours retomberaient, pour d'autres raisons, mais qu'ils retomberaient 

que le tunnel serait ensablé jusque dans ses hauteurs. Mais pas si vite, pas aujourd'hui.

Ce soir, je refais, je reprends, je reviens sur ce que j'entreprends.

Puis le vide s'étend, la journée revient aux tempes. 

 

Et si j’étais ma meilleure amie et ma pire ennemie ?

Et si je ne savais qu’inciter à me pousser vers l’angoisse

Ceux qui me veulent du bien, comme les autres

Et si je n’entrais dans aucun cadre ?

Et si je n’étais faite pour rien ?

 

L'horreur de montrer mes larmes

qui coulent toutes seules, lâchées par l'écluse

alors que l'eau dénature le tableau 

 

Petite, j’étais surnommée par ma mère "Jean qui rit/Jean qui pleure"

Et si un jour les larmes m’étouffaient avant que les sourires ne puissent les essuyer ?

Et si, finalement, tout était trop tard ?

A quoi bon, dans le fond, je ne vaux pas mieux qu’une autre

Je ne demande pas que l'on se récrie

 

Ceci dit, j'ai eu la chance de pouvoir convaincre

pour quelques arguments sincères

j'ai été écoutée, moi et ma nécessité

J'ai aussi entendu, touchée par un Respect

je pensais avancer et savoir cette fois me vaincre 

le mot avait pris sens et majuscule

même si, avant aussi, il avait une place.

 

Il y a toujours cet enfant, chez moi, qui dit

"on dirait qu'on n'aurait pas..."

Et veut y croire, tout en se morigénant

Pour que les pas loupés n'aient pas glissé pour rien 

 

Mais on se regarde, un soir et on se désole

L'estime avait poussé lentement, au coeur du coeur,

là où en soi-même, cette corole-conscience s'ouvre

sur un son de soi s'engageant à parler en langage allié

quelque fois, bien plus souvent, avant de se "remutiler"

 

Mais il faut comprendre que, à force d'encore,

Il n’y aura pas toujours des rattrapages

Tout n’est pas récupérable

C’est ce qui s'installe en preuve, aussi

Un jour, je saurai que quasiment rien ne l’est

Je tiendrai encore un peu

Je tiens toujours

Je me demande bien pourquoi

Sans doute une habitude

Un projet ?

Oui, mais le fond ne bouge pas

 

Et il y a ça aussi :

Le monde est fait de bruit

Le futur serait lui aussi de bruit

Ma bulle est en dehors, ma bulle y est obligée

 

 

 

Ce jour où je n'attendais qu'un prolongement rassurant

Ces résistances cumulées

Ca fatigue, ça angoisse, je tiendrai mais ça lasse et je lasse, je lasse.

Aucune pudeur, trop de dégoût intérieur

de ces cadres que je recloue, sans le vouloir

sur d'autres murs

J'ai tué parmi les soutiens ceux qui m'étaient vitaux

Comment suis-je faite pour tout détruire, pour tout demander, par peur ?

Pourquoi ne m'a ton appris que ça,

pourquoi est-ce la part majeure de tout ce qui perdure ?

Pourquoi, quoi que je fasse, c'est ce que je laisse ?

"Mais non, le tissu n'est pas détruit, puisque nous sommes là".

J'écoute, j'entends, on ne le dirait pas ici, mais j'entends (dans les 2 sens, je crois).

 

 

Néanmoins, pourquoi, je ne sais pas

mais je fais tout tomber

vers des chutes parfois profondes

Me restent les regrets

de ces abris auxquels j'ai peu su me sentir accoutumée

Je voulais demander, je n'ai pas eu le courage

"Ne me laissez pas croire ça :

je suis donc de ceux qui comprennent alors que l'heure est passée ?"

Pour ça et pour le reste, plus général, ailleurs :

cet avant, ce maintenant qui pourtant ne se ressemblent pas tant

J'avais couru sur la passerelle

 

Il reste ces édifices sur ces fondations

Et de vraies valeurs,

il y a ma conscience, il y a ma confiance

Il y a de nouvelles forces

Mais il y a des changements qui ramènent à l'erreur

 

La confiance n'empêche pas la crainte de la pérennité

que peut engendrer une expérimentation

Quel sens choisira le but une fois rejoint ?

 

Je suis la seule victime et la seule "responsable",

au bout du bout, nourrie de tout ce noir, mais au bout du bout, la seule

M'interroger, interroger.... responsable des réponses, 

Responsable en ce sens uniquement

d'avoir à les entendre.

 

Une révolution qui s'installe pour confirmer les préceptes écornés

par ces lacunes pourvoyeuses de doutes

mécaniques, néanmoins régurgités sur la stabilité des acquis 

c'est terrible, malgré les forces

même si le trône d'une évolution est espéré à l'issue

Même si l'on cherche à assimiler qu'il est bon de

dégripper les mécanismes lorsqu'ils buttent et s'enrouent.

L'avenir est si abstrait...

 

Pourquoi interroger, pourquoi revenir sur ce qui est établi,

ce qui est mûrement réfléchi, puisque là est seule voie possible ?

 

L'angoisse de n'être, moi, qu'une illusion d'avenir qui tombe en ruine.

Il y a comme une veine qui s'ouvre, son sang caché dans une manche 

C'est toujours des heures après que la tache se montre.

 

L'angoisse, il faut bien en faire quelque chose.

Elle ne sert pas un biais de discours, puisque les réponses sont établies.

Mais il faut, en attendant, trouver des mots, puisqu'il faut faire avec. Elle aussi peut, on ne sait jamais, de cette façon prendre au moins un peu de distance. Mais elle est bien là, elle et son fichu vide.

 

 

 

 

Ca gêne ce genre de texte, je sais.

Mais il faut qu'il soit. C'est une vérité aussi.

Quand ça gêne, il n'y a qu'à faire comme s'il n'était pas écrit, comme si personne ne l'avait lu. Ce n'est peut-être pas bien de prendre un blog pour journal (quoique ce soit la fonction originelle de celui-ci), mais si on le prend par-là, je ne prends personne en otage. 

 

De toute façon, tout va bien...

 

 

 

 

 

Par Corine Caporlan
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