Je pense que je reprendrai mon rythme vers fin février-mars, mais en attendant,
d'un côté, je ne peux pas faire plus long (je ne vais pas raconter ma vie, mais, simplement, je fais tout par grands traits, puis petits bouts) et d'un autre, je reste fidèle à ce que j'ai
toujours été depuis la mise en ligne de ce blog : ne mettre que ce que j'aime et pense.
Alors, nous y voilà. Un autre clip et cette fois, je ne vous parlerai pas de tristitude, quoique...
Vous allez vous dire : « Corine, « 'y a des fois où elle est pas marrante ! ». Les 2,
mon général
! Qui n'a qu'un visage ?!!
Aujourd'hui, mes frères (!), un clip-cauchemar ! Clap ! Clap ! Clap ! Je perçois votre enthousiasme délirant
à cette perspective à l'orée d'un week-end sans heurts. Je perçois votre gorge ouverte sur un chant tout personnel d'accueil à cette annonce. ![]()
Je vais vous dire vraiment ce qu'il en est : je m'étais retenu de l'insérer l'année dernière ici (je m'étais contenté de le
diffuser sur - ah oui, il ne faut plus citer le nom - un réseau social bien connu), mais je regrette de ne pas le partager sur OB, tout rédhibitoire qu'il puisse paraître. Tellement fabuleux et
si l'impression est intacte au bout d'1 an, c'est un signe ! Rare.
C'est comme à la télé, on zappe si c'est peu regardable ! Et en effet, surtout si l'on prend l'histoire du bonhomme à coeur,
c'est peu regardable.
Je le déconseille même à ceux qui ont un petit moral en ce moment, car le scénario n'est pas facile à digérer.
Mais pour moi, c'est une perfection et comment parler de la perfection ?
Bien pour ça que je n'en dirai rien, ou presque, car tout est parlant.
Par curiosité, hier, j'ai été lire un peu ce que l'on pensait à droite et à gauche, de ce clip, m'étant déjà posé la question il
y a des mois sans chercher à ce moment-là plus loin.
Je n'y ai pas retrouvé ce que j'y vois. J'ai lu : l'inversion d'un sens inversé : ok. Un rapt : d'accord, on peut.
Mais les paroles, pourtant ?
Pour moi, ces images avec la force des mots qui les poussent, c'est un peu comme des balles qui vous touchent et creusent une vérité plus que sanglante, car plus mentale, ou morale si l'on veut, tout au moins. Je ne sais pas si j'ai raison, ni même si l'on peut avoir "raison" dans une interprétation.
Qu'y voyez-vous ? Comme moi ?
La violence, ça c'est certain
le Destin,
(Mais encore)
une incohérence installée par inconscience, paresse, ou négligence (et ça marche bien un
temps)
la claustration dans des prisons accumulées
les engrenages
les creusés
l'impuissance
la fragile reconnaissance d'identité, sa place, ses
lambeaux
l'absurdité sans borne de quiproquos
de menteurs "droits chemins",
aveuglants
une cruauté majuscule
l'inaptitude des secours quand la machine est lancée
les garde-à-vous du malheur
le troublant instinct de se penser encore au volant quand on a roulé trop longtemps à contresens
abruti, puis trop conscient
projectile infernal et danger à soi-même
victime
du précipice,
(...) Wrong
Les vrais artistes sont ceux qui ont quelque chose à dire, qui mettent le doigt sur ce qui fait du bien et ce qui fait mal à
l'Humain.
Ce lien est terrible et beau juste pour ça.
Paradoxalement, si le fond et les images choquent, pour moi, je dis bien pour moi, il y a un soulagement de VOIR la profondeur
d'une réalité qui reste une partie d'un tout, avec une force et une habileté immenses.
Je crois que la voix de David Gahan na jamais été plus belle, déchirée et touchante.
Depeche Mode a toujours eu un peu ce côté spirituel par des voix qui semblent osciller entre 2 mondes, ils y ajoutent un cachet
existentiel. On pourrait inventer une expression : "la spiritualité agnostique" spécialement pour eux, d'ailleurs. Cela aussi, je trouve magnifique.
C'est décidément le groupe que j'aurai le plus aimé sur la durée.
I was born with the wrong sign
Reste que continuer à croire en l'Homme, même s'il perd les pédales, compte parmi ce que l'on peut faire de
mieux.